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 Dimanche, 30 Mars 2003

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Guerre

Guerre

    Que le Royaume uni de Tony Blair joue les supplétifs et les auxiliaires de service de la puissance américaine en dépit d’une forte résistance interne, c’est sa vocation. Mais que l’Italie de Berlusconi ou l’Espagne d’Aznar se rangent servilement sous la bannière étoilée pour partir en croisade contre un pays arabe et musulman sans que rien ne justifie une telle agression sème le trouble dans les esprits et amène à réfléchir de ce côté-ci de la Méditerranée.

L’attitude de l’Italie et de l’Espagne portées volontaires, quel qu’en soit le mobile, quoi qu’il advienne de la légalité onusienne et quoi qu’il en coûte en extermination humaine, dans une coalition militaire contre l’Irak aux seules fins d’assouvir le désir d’hégémonie américano-israélien choque et dérange. Ce genre d’alliance est pour le moins dangereux, il porte en lui les germes d’une profonde fracture culturelle.

En faisant allégeance par voie de presse aux néo-conservateurs de l’exécutif américain, l’Italie, l’Espagne et le Portugal, trois piliers de l’Euro-Méditerranée, ont choisi la famille, voire le clan contre la justice. Ils se sont rangés dans le camp de la guerre, au mépris de la raison. Ils remuent ainsi la vase d’un contentieux séculaire peu glorieux. La géopolitique s’est laissée contaminer par les reliques barbares du Moyen Âge. Le spectre des croisades resurgit de nouveau avec leur funeste cortège de dérapage sémantique.

Berlusconi persiste et signe ; il semble même trouver chez les intégristes qui gravitent dans la mouvance du Président Bush un réconfort moral à l’appui de ses thèses ténébreuses.

L’Italie, l’Espagne et le Portugal n’ont pas fait le choix que leur dictent le droit, leurs intérêts et ceux de la région. Ils n’y étaient pas obligés. Quel dommage ! Que reste-t-il de l’Euro-Méditerranée et que reste-t-il même de l’Europe ? Que de fractures en perspective ! Les pays les plus méditerranéens de l’Europe tournent le dos à la Méditerranée. Ils ont ôté au processus de Barcelone ses dernières illusions.

Saddam Hussein n’est sans doute pas un modèle du genre, mais l’Irak promu au bûcher a, en raison de 12 ans d’embargo, à peine les moyens de sa survie. Donner son onction à une guerre préventive et y prendre part en dépit —jusque-là en tout cas— des dénégations des inspecteurs en désarmement de l’ONU est un fâcheux précédent même si le procédé rappelle, à ne pas s’y méprendre, l’arme de “persuasion” que fut jadis la politique de la canonnière. Triste leçon de démocratie que l’Amérique et ses acolytes cherchent à infliger à l’Irak, au motif de vouloir en finir avec le régime et le système Saddam Hussein.

   Si la guerre éclate, et elle est inéluctable, l’Irak n’existera plus en tant que tel. Il se désintègrera, se désagrègera sous la puissance du feu et du calcul froid des stratèges de Washington. Ni la région et moins encore la démocratie n’y gagneront en stabilité. Les incertitudes qui pèsent aujourd’hui sur l’économie ne se dissiperont pas d’elles-mêmes, contrairement aux idées répandues à Davos ou ailleurs comme pour se résigner à une guerre devenue inévitable. La guerre, fût-elle foudroyante et terriblement meurtrière ne mettra pas fin aux incertitudes qui tétanisent aujourd’hui l’économie mondiale.

Les frappes américaines réduiront l’Irak en un immense champ de ruines. Leurs effets collatéraux n’épargneront aucune économie, et plus particulièrement celles du Bassin méditerranéen : notre économie pas moins que les autres.

L’économie tunisienne, bien qu’éloignée du théâtre des opérations est aussi en première ligne pour essuyer l’onde de choc de la guerre. Elle en est très sensible. Le tourisme plongera de nouveau avant même d’amorcer son redressement. Les investisseurs étrangers qu’on cherche à attirer se détourneront de la région.

Le transport aérien, qui n’a pas tout à fait quitté la zone de turbulence aura encore davantage de plomb dans l’aile ; la facture énergétique, sous la flambée du cours du baril, explosera et avec elle s’envolera tout espoir de reprise. Une nouvelle poussée des primes d’assurances en particulier à l’export et à l’import, déjà insupportable achèvera de briser toute tentative de reprise. La guerre pourrait nous faire perdre plus de trois points de croissance et plus grave encore, entre un et deux milliards de dinars. De cela les va-t-en guerre, réunis sous la bannière  américaine, n’en ont cure. Triste perspective !…De Hédi Mechri

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