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Aux
sinistrés du séisme et à leurs familles
El Moudjahid ouvre ses colonnes aux sinistrés du
séisme du 21 mai dans les wilayas affectées, à leurs familles, pour
tout message, avis de recherche, appel.
Le journal est
disposé aussi à contribuer à véhiculer les messages de compassion,
de sympathie et de solidarité des Algériens, à l'intérieur du pays
et à l'étranger.
Vos annonces
sont donc les
bienvenues. |
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[ Nation
] L’adaptation
de l’économie algérienne sur le plan national et
international Commerce
extérieur Le déclic ? |
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e
commerce extérieur avait besoin lui aussi de s’adapter aux
réalités économiques d’aujourd’hui sur le plan national et
international, en veillant à travers les transformations
législatives et réglementaires à la détermination des
conditions de son exercice et de son contrôle ainsi que
l’exercice de la liberté du commerce et de l’activité
industrielle. Toute la réorganisation procède de ce
principe désormais sacro-saint de liberté
d’entreprendre. Les seules restrictions concernent la
commercialisation de produits portant atteinte à la sécurité,
à l’ordre public et à la santé humaine et animale, à
l’environnement, à la protection de la faune et la flore, la
préservation des végétaux et du patrimoine culturel. En
somme, une liste d’interdits ou de restrictions qui ne
surprennent pas et qui sont d’ailleurs cours dans tous les
pays du monde. Le second principe sur lequel repose ce
réaménagement des textes, porte sur le respect des engagements
internationaux de l’Algérie qui intéressent principalement
l’Accord d’association avec l’Union européenne et l’adhésion à
l’OMC. C’est ce principe-là qui anime aussi les
réformateurs du Code du commerce, remarquons-le. Il y a
peut-être un troisième principe qui intéresse la mise à niveau
des entreprises et leur mise en compétitivité pour répondre
aux sollicitations du marché et s’armer contre la
concurrence. Cet aspect-là, est important. Le commerce
extérieur agit aujourd’hui en effet beaucoup plus dans le sens
de l’import. Les montants des exportations hors hydrocarbures
ne dépassent pas 400 à 500 millions de dollars/an par manque
de compétitivité des entreprises et d’absence de produits
performants à l’export. Les institutions chargées de régler
la fonction export n’ont joué jusqu’à l’heure actuelle qu’un
rôle marginal. Les mesures incitatives n’ont été elles
aussi, d’aucune efficacité, car il pèse sur les entreprises
des charges importantes. Elles sont aussi victimes d’une
inadéquation à peu près totale aux réalités du monde
économique d’aujourd’hui, la plupart connaissent d’ailleurs
des situations de déséquilibre financier importantes, voire de
déstructuration. Elles sont aussi victimes de situations de
concurrence déloyale contre lesquelles elles ne sont pas
capables de faire face. On peut y ajouter une non-maîtrise
des données du marché international et de ses règles et
pratiques. Il s’agit d’un marché extrêmement complexe, et
extrêmement concurrentiel faut-il le souligner. L’ouverture
économique est défavorable aujourd’hui aux entreprises
algériennes parce qu’elles doivent affronter sans y avoir été
préparées, ni sans moyens, des entreprises étrangères
pratiquant des activités commerciales en Algérie et habituées
au jeu commercial international, et le commerce informel qui
consiste en l’importation de produits échappant à toute forme
de contrôle ouvrant ainsi la voie à une concurrence
déloyale. Ce n’est pas sans intérêt d’ailleurs qu’à côté du
projet de loi sur le commerce extérieur, a été soumis à
l’examen, tout récemment en Conseil de gouvernement, un projet
de réforme du Code de commerce et auparavant d’un projet de
loi, sur la concurrence. Ce sont autant de textes qui
réaménagent les anciennes dispositions reconnues comme
inadaptées aux évolutions du marché aujourd’hui et notamment
de règles de la concurrence totalement ignorées jusqu’à créer
des situations contentieuses importantes. Le gouvernement a
ainsi la volonté de lever les contraintes qui faussent les
règles du marché, en y introduisant harmonisation des textes
et transparence pour aider les entreprises ayant vocation à
l’export dans le secteur hors hydrocarbures dont le Président
de la République dira un jour que sans l’existence d’un
secteur important et performant dans le domaine, on ne peut
raisonnablement parler de réelle politique de développement,
il est prévu un renforcement du dispositif d’appui à travers
la création d’un Conseil national de la promotion des
exportations et d’une agence nationale de promotion du
commerce extérieur qui viendront s’ajouter au dispositif
existant consistant dans le rôle assigné à Promex, qui relève
du ministère du Commerce. Il n’est pas inutile de rappeler
ici, combien le rôle des chambres de commerce est important
dans le domaine de l’animation et la promotion des
exportations.
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